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Ne nous fâchons pas :)

.... Considérons le billet de ce jour, et ceux à venir, enfin, si vous me donnez la grâce de quelques suivants, comme quelques pensées philosophiques à la ciboulette, ni plus, ni moins.

A genoux, mes frères et soeurs blogueurs, je vous en conjure, je vous en supplie, ne mettez pas mon blog à feu et à sang pour quelques lignes, somme toute, sans importance...

Avant d'entrer dans le vif des sujets à venir , je  demande dores et déjà, et très sincèrement pardon à celles et ceux, à qui bien involontairement, je ferais de la peine, car là, n'est pas mon but

S'il vous plaît, pardon, merci d'avance...

Asseyons nous et causons un peu à bâtons rompus...  Comme tout le monde, je regarde, j'écoute, je lis des infos d'ici et d'ailleurs, et depuis quelques temps je constate avec effarement,  que Benoît XVI a détrôné Rachida, Bradt Pitt et Angelina Jolie à la une de toutes les feuilles de chou, et ce, de par le vaste monde : prouesse médiatique qu'il convient de saluer...

... ça va ? zêtes toujours là ??? 

Faut dire que le Saint Père a mis le paquet pour faire causer dans les chaumières... Je sais pas trop ce qui lui a pris... C'est vrai quoi, depuis son avènement, c'était plutôt pépère, un voyage par çi, par là, des audiences, des célébrations, des discours, des bénédictions Urbi et Torbi, des JMJ... une vie de Pape quoi...

... Respirez un bon coup... Je vous sens contractés...

... Et là, depuis 3 mois, c'est la zoubida au Vatican à en filer le tournis aux vénérables cardinaux...

D'abord, ya eu "l'affaire" des tradis réintégrés dans le giron de la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine... Vouloir l'union plutôt que la division, n'est pas en soi, une mauvaise idée et ça part plutôt d'un bon sentiment... Mais... Vous avez remarqué ? Ya toujours un "mais", même aux meilleurs sentiments... En l'occurence pour "l'affaire" qui préoccupe les rédactions d'ici et d'ailleurs, le "mais" s'appelle Williamchose... Un zazou qui parle pour rien dire et qui fait ren qu'à raconter des c***** plus grosses que lui... Parce que nier ce qu'il nie, c'est comme si on niait que la pluie, ça mouille et que le soleil, ça chauffe... Benoît XVI lui faisait bien les gros yeux, mais Williamtruc faisait comme si de rien n'était et continuait de plus belle, à jeter du zip sur le barbecue, et ce, à la plus grande joie du peuple journaleux, trop content, à son tour, de raviver la braise. Alors que le plus simple, eût été de l'ignorer et surtout, surtout, de ne pas lui accorder une importance que ce parfait tartuffe ne mérite pas.

Un Pape, ça peut pas filer des claques, ni des coups de pieds au c**... Vous voyez le truc, vous ? Un Pape qui pète les plombs, façon Don Camillo,  et qui bastonne le mal élevé ? Chuis sûre qu'il y a pensé, mais  ses cardinaux l'ont rattrapé à temps et lui ont dit tout de go : "Très Saint Père, un Pape ça peut pas avoiner la gu*** des gens, même si c'est des c***, faut trouver aut'chose..."... Comme le Saint Père a deux sous d'instruction, il a fait une bafouille à Williamtrucmuche pour lui mettre les points sur les i et les barres sur les t, le priant de présenter des excuses illico-presto, de retirer ses inepties ou bien de rester sur le paillasson de la Sainte Eglise Catholique Apostolique et Romaine... Jeté à la mer par les argentins et rendu à sa mère patrie, Williambidule a marmoné un mea culpa du bout des lèvres (j'suis pas sûre que le Saint Père y croit...), mais depuis, il semble fermer sa grande gu****, et ce, à la satisfaction de toutes les parties...  

Revenons  à la "réintégration" des tradis... Perso, j'ai beau cherché, je vois pas trop où se trouve le problème... Bêtement, je me dis depuis toujours, que le Bon Dieu de là où Il est, Il s'en tape un peu de savoir en quelle langue on lui cause, vu qu'Il les connaît toutes... De mon goût personnel, j'avoue préférer le Pater Noster au Notre Père et je confesse ici, toujours vouvoyer le Bon Dieu, vu que je n'ai pas eu l'honneur de lui être présentée (surtout que ça me presse pas du tout, dans 50 ans peut être, mais pas avant !), mais Dieu m'est témoin, que jamais, ô grand jamais, je me permettais de critiquer telle Messe ou telle autre... ou alors... une fois p'têt, en passant  ...

Ha si, je me souviens

...Le jour de la communion privée du fils de copains... Célébration organisée par les établissements privés du coin, dans un gymnasme décorés de ballons flashis de toutes les couleurs... On se serait cru à Woodstook, avec groupes de musiciens, dans le style "Jésussssssss revient, Jésuuuuuuuuus revient, Jésuuuuuuuuuus revient parmi les siens", vous vous souvenez tous de la chanson... L'ambiance montant crescendo, on se voyait déjà faire la ola... Le plus terrible à supporter fut l'annonce au micro de l'aumônier, qui demandait un "délégué"  par famille pour "récupérer" les Hosties aux tables de cantines dispersées aux quatre coins du hangar en guise de "point de ravito",  autrement à 18 h, on était pas sorti... Ce qui suivit fut horrible (enfin pour nous), de mémoire ça donnait à peu près ça : "Machin, t'y vas ? Combien ? Attends, j'demande... On est 12... Comment tu dis ? Pourquoi les p'tits y peuvent pas ??? Ah bon ? Zont pas droit ? Ben, t'en ramène que 10, les p'tits on leur achètera quekchose en sortant..."

J'avoue que ce jour-là,  nous sont  passées de très vilaines pensées par la tête... M. Ciboulette, traumatisé, me demanda d'oublier tout de suite la simple idée d'imposer la même chose à Cibou Jr l'année suivante... J'ai pas pu lui donner tort

... Mais en règle générale, le clocher m'importe peu, puisque le Bon Dieu est partout chez Lui... L'essentiel pour moi, est de sortir d'une célébration quelle qu'elle soit, avec un peu de baume sur mes soucis et l'Espérance revigorée, si en plus, je suis accueillie par un sourire, c'est que du bonheur... Très simplement, je reste convaincue que les prières sincères arrivent toujours où elles doivent arriver...Et la messe en latin reste pour moi, une survivance de mon enfance à laquelle je demeure attachée... Point barre.

Nulle part, je n'ai lu que les "tradis" voulaient imposer leur façon de faire et de voir à leurs frères et soeurs d'autres sensibilités... Ils ne demandent même pas à "exister dans", il leur suffit déjà de pouvoir "exister à côté"... Mais, en se serrant un peu, on doit pouvoir trouver de la place pour tout le monde, sans que cela ne déclanche une guerre de goupillons, et que les uns ne fichent la bannière de leur Saint à la tête des fidèles qui en tiennent pour une autre paroisse.

De toutes façons, latin un peu, beaucoup, pas du tout, c'est polémiquer pour pas grand chose, vu que chacun peut faire comme il le sent.

Après tout, Jésus causait pas en latin que je sache, mais en araméen... Et oserais-je rappeler ici, que N.S. Jésus-Christ avait pour la société de l'époque, très mauvaise réputation, accusé qu'Il était, de répandre des idées "révolutionnaires"...

Comme je le disais à je ne sais plus qui, si à mon dernier jour, juste avant le grand saut, je n'ai pas pour me tenir la main et me rassurer, un prêtre catho tradi ou pas tradi, et qu'en lieu et place, pour me consoler,  me soient proposés les bons offices  d'un pasteur, d'un pope, d'un imam, d'un rabbin, d'un agnostique, d'un lama tibétain ou d'un laïc lambda, je saurais m'en contenter, pourvu qu'ils me parlent d'Espérance et me donnent le courage de partir sans regrets...

Vous avez vu ? J'y tiens beaucoup à cette Espérance, c'est pour ça que j'en parle tout le temps... L'Espérance, c'est mon Credo à moi, chacun son truc, moi, c'est ce qui me permet juste de tenir debout, j'en demande pas davantage ...

De toutes façons, qu'importe qui sera à mes côtés ce jour là. Arrivée là haut, le Grand Saint Pierre saura bien me guider jusqu'à lui pour me remonter les calles et m'indiquer mon côta d'années de purgatoire


... Voilà, pour la première "affaire"... Attaquons les sujets qui... coincent... ça va toujours ???? Continuons, par "l'affaire brésilienne", histoire sordide s'il en est, du viol d'une enfant et des conséquences terribles de cet acte barbare... La condamnation de la maman et de l'équipe médicale m'interpelle encore aujourd'hui... Et je confesse ici ne pas la comprendre, surtout que l'auteur de cette monstruosité n'aurait pas été, lui, condamné de la même manière (mais je me trompe peut être, voire même certainement...).

Si j'entends bien le discours du respect de la vie de sa conception à sa fin, je cherche encore où était le respect de la vie de cette petite fille lorsqu'elle fut agressée ainsi... J'ai du mal à comprendre qu'on puisse vouloir la vie à n'importe quel prix, fût elle au prix de la vie d'une enfant... Qu'une femme responsable, choisisse de sacrifier sa vie, pour sauver celle de l'enfant qu'elle porte, je l'admets tout à fait... Mais qu'on puisse vouloir imposer la même chose à une enfant de 9 ans....


... Pitié, ne vous balancez pas les meubles à la tête... Je m'interroge, c'est tout,  je ne fais le procès de personne.. JE VEUX JUSTE COMPRENDRE !!! Lâchez tout de suite les claviers et les souris qui sont cachés derrière votre dos... Si, si, je vous ai vus !

J'ai quand même été quelque part "soulagée" de voir que d'autres comme moi, cherchaient aussi des réponses à ces questions. Merci à ceux et celles, qui m'ont gentiment aidé à poser des mots sur mes interrogations et qui ont pris le temps de m'expliquer des choses que je ne comprennais pas, ou qui encore, m'ont fait passer des liens d'interventions diverses et en tous genres sur ce si grave problème qui me perturbe encore aujourd'hui.


A mes amis connus et inconnus qui s'en tiennent à la position dogmatique catégorique, entière et quelque peu  abrupte, je me permets humblement de  rappeler qu'il est dit dans les Evangiles que nous serons jugés comme nous avons jugé... et que ni les uns, ni les autres, ne pouvont savoir, ni prévoir, ce que seront les choix de vies de nos enfants et petits enfants, voire ce que réservent les conjoints respectifs de chacun (même les conjoints épousés tout comme il faut...)

En effet, j'en ai connus, et vous aussi certainement, des qui "voulaient pas de CECI ou de CELA chez eux" ou qui, sûrs de leur éducation EXEMPLAIRE, affirmaient haut et fort, que JAMAIS, leur progéniture ne sortirait du droit chemin... et on apprend quelques années plus tard, que le petit Machinchose qui paraissait SI BIEN a viré sa cuty et s'est pris de passion pour le maître nageur de ses gamins, ou que tel autre, grand donneur de leçons s'est tiré avec une jeunette en laissant choir sa vieille épouse ...

Comme dit mon papa, "Cibou, avec les mômes, tu peux jamais savoir ce qu'ils te réservent, alors, un bon conseil, si tu veux pas passer pour une c****, tu fais ce que tu peux avec les tiens, que c'est déjà duraille, et tu laisses les zautres se démmerder avec les leurs"

C'est basique comme principe, mais à chaque fois que j'y ai dérogé, le Bon Dieu, farceur, s'est chargé de mettre une claque sur le museau. Depuis, je fais de mon mieux pour la fermer, même si parfois, je ne peux m'empêcher de mettre mon grain de sel... On se refait pas....


Comment vous vous sentez ??? C'est sûr ??? ça va toujours ??? Bon, on reprend son souffle et on continue...


Là dessus, le Saint Père s'en va pérégriner en Afrique... en pleine semaine du sidaction... Ho la la la la la ! Misère ! Misère ! Comme le chantait feu notre regretté Coluche... Dans quelle galère allait-il encore se mettre ??? J'ai pris deux lexos supplémentaires, et j'ai attendu la suite... J'ai pas attendu longtemps...

A peine arrivé sur le tarmack brûlant, le Saint Père s'en va-t-en guerre contre les préservatifs, qui selon lui, enfin plus exactement, selon ce qui nous en a été rapporté, ne seraient pas le meilleur moyen d'éradiquer le virus funeste.

 

... ça va ??? Zêtes sûrs ??? Vous voulez pas sortir un peu ??? non ??? Alors, continuons...

 

Posons nous et examinons la situation sans considération religieuse d'aucune sorte, j'insiste bien : sans considération religieuse. Le sida se transmet, entre autres, par relations sessuelles (comme dirait une mienne amie...).

Pour éviter de transmettre cette terrible maladie, ya pas 36 moyens, et au vu de mes misérables connaissances, je n'en connais que 3 :

 

1) l'abstinence pour les célibataires

2) la fidélité pour les mariés/concubins/pacsés/hétéros/homos (ne rien rayer)

3) le capuchon en plastique pour les plus... comment dire... pour les plus... les plus "extravertis" (ouf, j'trouvais plus mes mots !)

Commençons par la première des solutions : l'abstinence pure et simple. Reconnaissons que celle-ci est le moyen le plus radical et le plus sûr, techniquement parlant, de ne rien transmettre du tout, même pas la grippe ! Admettons aussi, que ce moyen radical est plutôt réservé à des personnes dotées d'un fort pouvoir de renonciation, ce qui n'est pas donné à tout le monde, à moins que les personnes pratiquant cette abstinence totale ne soient contraintes pour X raisons de s'y soumettre, notamment pour des raisons médicales qui les empêcheraient de tout acte charnel (je ne parle pas ici, de religieux ayant fait voeu de chasteté).

Abordons la 2e solution : la fidélité. En effet, une fois trouvée "chaussure à son pied", les conjoints, concubins, pacsés, sont en droit d'espérer que l'un sera fidèle à l'autre, et ce, jusqu'à ce que la mort les sépare, ou au minimum, le temps que durera leur cohabitation. Cette fidélité devant préserver le couple et sa descendance, de toute contamination calamiteuse. Quoiqu'en pensent les pessimistes de tous bords, être fidèle à  l'autre, ne représente pas en soi, un si grand sacrifice humain. Quand on est un tant soit peu attaché à celui ou celle qui partage sa vie, en principe, on a pas vraiment envie de lui faire de la peine, et à forciori, de le ou la rendre malade, pire de le ou la tuer. Et si l'on a un minimum de bon sens, on évitera de tenter le diable en fréquentant des endroits et/ou des personnes équivoques.

S'agissant de fidélité, je m'étonne toujours de voir ce mot prononcé avec une moue de dégoût par des forts en gueule, persuadés qu'ils sont, que la fidélité est un truc inventé par le Vatican pour emmerder le bon peuple. La fidélité à la parole donnée à l'ami(e), la fidélité à un idéal quel qu'il soit, la fidélité à des principes, la fidélité à des idées politiques (heu, non, ça c'est un mauvais exemple)... ces fidélités là, sont tout aussi importantes que la fidélité entre conjoints, et restent la base du respect du à son prochain qu'on croit en Dieu ou qu'on n'y croit pas... Et si je ne m'abuse, cette fidélité est bien mentionnée par l'article 212 du Code Civil qui régit le mariage laïc et républicain et qui dit que "les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance..."

...
J'entends d'ici les esprits chagrins : "voui... c'est bien joli... mais une vie c'est long... ma femme vieillit... elle a grossi.... elle fait la gueule... mon mari est ch.... m'aide pas.... changement d'herbage réjouit les veaux.... et gnagnagni gnagnagna..."


Soit, mais alors comment ce fait-ce, que l'infidélité soit l'une des principales causes des demandes de divorces ? Pourquoi attacher autant d'importance à "un coup de canif dans le contrat" si on est si libéré des contingences morales, voire spirituelles ? Pourquoi ce sentiment  d'anéantissement lorsqu' une telle trahison est révélée ? Si ce n'est parce que l'infidélité provoque un réel traumatisme, qu'on croit en Dieu ou qu'on y croit pas ? Pourquoi des gens en arrivent-ils à tirer des coups de révolver sur l'infidèle et/ou à se supprimer, si ce n'est parce que l'infidélité est pour eux/elles, quelque chose d'insupportable ? Sans m'avancer, je pense pouvoir affirmer ici, que les 3/4 des "trompé(es)" qui chouinent dans les prêtoirs de France et de Navarre n'ont aucune conviction religieuse et sont en règle générale, assez "cool" sur le problème.... quant il s'agit des autres...

C'est curieux tout de même de reprocher à quelqu'un, quelque chose en laquelle on ne croit pas soi même.... Vous en pensez quoi, vous ?

.... Donc, cathos, pas cathos, la fidélité représenterait quand même un p'tit quekchose...

Continuons.... Je vous avais prévenu, c'est long...Mais,c'est qu'ya à dire....

... A noter également, que le ou la trompé(e) s'en moque éperdument de savoir si sa moitié l'a trompé(e) avec ou sans capote, parce que si le préservatif en question protège de certaines choses, il ne protège pas du courroux de la victime de la trahison.

Imaginez vous un instant. Vous vivez en couple, vous êtes tranquilou dans votre salon, entre votre moitié :

La moitié : "... Heu, au fait, j'ai kekchose à te dire..."

L'autremoitié : "????"

La moitié : "... Ben vlà.. j't'ai trompé(e) avec Machin(e)... T'es fâché(e) ????"

L'autremoitié : "S*******P(e) ! C************* ! etc etc....."

La moitié : "Maiiiiiiiiiiiiiis heuuuuuuuuuuuuu j'avais (ou il avait) mis le capuchon magique !!!"

L'autremoitié : " AAAAAAAAAAAAAAAH bon ! tu m'as fait peur ! si yavait le capuchon magique, ça compte pour du beurre... Allez zou, j't'emène au resto pour fêter ça !"

..... Z'y croyez vous ???? Le préservatif dans le cas présent efface-t-il la trahison ? S'il évite certaines tuiles "physiques" d'après galipettes, il n'est d'aucune efficacité sur les bleus à l'âme et à l'esprit... 

Ou alors, faudrait suggérer un aménagement du code civil :
"les époux ici présents sont priés de se munir du préservatif en cas de relation extra-conjugale..."... Chuis pas sûre que ça plaise

Abordons à présent, "l'affaire du préservatif africain"... (Mon Dieu, inspirez moi...).. Si j'entends bien ici aussi, le discours des ONG de tous bords qui disent n'avoir que cette solution à proposer à cette pendémie, permettez-moi de m'interroger également.

Si les préservatifs sont éventuellement à portée de.... main (si j'ose m'exprimer ainsi...) dans les villes de cet immense continent, et encore, pour une certaine catégorie de population un tant soit peu nantie, j'ai quelques doutes sur la proximité des distributeurs au fin fond de la brousse africaine...

Que faire alors pour protéger ces populations pauvres et isolées, mais qui elles aussi ont besoin d'être secourues... En admettant que lesdits préservatifs leur soient distribués au hasard du passage d'une caravane... Que leur proposer entre .... deux passages  ? Si à ça l'on ajoute en plus, la  polygamie pratiquée dans bien des pays... Ya plus qu'à installer fissa une usine à capotes tous les 100 km... Dans cette attente, que faire ? Si ce n'est  leur suggérer, je dis bien leur suggérer, de se "contenter" d'une seule épouse, d'éviter de multiplier les partenaires, de voire leur épouse, non pas, comme une bête de somme et un ventre, mais de respecter son intégrité physique et psychique, bref d'accorder à la femme le respect qui lui est dû tout simplement. Quelques principes basiques que ne renieraient pas me semble-t-il les féministes les plus convaincues...

... Et puis quoi, zut alors, on est pas des bêtes tout de même

Faisons une halte, si vous le voulez bien, et résumons nous. Selon nos sociétés "évoluées", le préservatif et l'avortement seraient les remèdes de tous les maux du pauvre monde... C'est vrai, j'en conviens, qu'ils sont "techniquement" parlant plus faciles à proposer et plus radicaux, que de mettre en place une réelle politique de santé et d'éducation publiques, lesquelles si elles existaient, donneraient quand même à long terme de meilleurs résultats...

A croire que les pauvres, ça peut pas s'éduquer, et qu'à leurs problèmes économiques on n'ait que ça à leur proposer... Alors que si doucement, mais sûrement, on éduquait les filles à respecter leur corps, à défendre leur intégrité physique et morale, à comprendre qu'elles ne sont pas que des objets sexuels dont on peut se jouer, mais qu'elles sont faites pour être respectées parce qu'elles sont respectables, on pourrait espérer faire de ces filles des mères plus responsables et plus  à même de protéger leurs filles des drames comme celui  vécu par cette fillette de 9 ans dont la vie de toutes façons est fichue, puisque le viol est la pire des offenses qui puisse être faite à une femme.

Je terminerai... et oui, il faut bien terminer, en me posant ces dernières questions : 
pourquoi scruter avec tant d'avidité le moindre des actes du Saint-Père ? Pourquoi interprêter, décortiquer, commenter les moindres de Ses mots... si le Saint-Père ne représente rien. Ses avis  ont-ils tant d'importance pour que la planète entière y prête tant d'attention ?

Quand une émission à la télé nous gonfle, on zappe n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas en faire autant avec le Saint-Père, si ce qu'Il dit ou fait dérange à ce point ? Pourquoi attacher de l'importance à Ses avis, si pour beaucoup, Celui qu'Il représente sur terre, n'existe pas ? Quelle influence risque-t-on de subir de la part de quelqu'un qui représente quelque chose qui n'existe pas ?

Et ce Quelqu'un qui n'existe pas, pourquoi Lui en vouloir de nos maux, de nos misères et de ce monde qui ne tourne pas rond ? Si l'on est sensé, on ne peut rien reprocher, ni réclamer à quelqu'un qui n'existe pas.. oui ? non ?

Lui en vouloir, tout en Le niant, n'est-ce pas simplement admettre la possibilité de Son existence et chercher partout cette toute petite lumière.... qu'on appelle.... l'Espérance ??? 

Voilà, c'est fini...

Cela fait 8 jours que je vous écris, 8 jours que j'aligne des mots, des phrases qui sont autant de questions...

Merci à ceux et celles qui m'aideront à y voir plus clair, tout simplement, sans juger, sans hurler, sans insulter...

Merci d'admettre que je ne juge pas.. Que je revendique ici, haut et fort, le fait pour chacun, et surtout pour chacune, de faire ce qu'il ou ce qu'elle veut de sa vie avec les moyens dont il ou elle dispose. Que ces choix personnels quels qu'ils soient doivent rester personnels, sans que personne n'ait à y redire en quoi que ce soit.

Merci pour quelques mots d'amitié qui me diront peut-être "je te comprends, même si je n'ai pas de réponse...."

A vous tous, votre affectionnée, Ciboulette




 







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C
Pour Ciboulette : ben oui, je n'oublie pas que c'est votre blog et qu'on peut répondre à vis articles ;D)) En relisant au-dessus, il me semble que vous n'avez pas eu de réponse sur la non-excommunication du beau-père... Alors comme j'en ai eu une cette semaine, je vous la transmets. Elle vient d'un prêtre prof de droit canonique. Il explique qu'en fait, pour tout le monde, il va de soi que le meurtre (et le viol en fait partie par analogie, tant dans le droit français que dans celui de l'Eglise ou d'autres civilisations) est un acte barbare, abominable, et hautement condamnable. C'est pourquoi l'Eglise n'excommunie pas les meurtriers, parce que c'est clair que ça n'est pas à faire. Par contre, il y a 3 choses qui sont excommuniées latae sententiae (c'est-à-dire du fait même qu'elles ont été commises, et pas parce qu'un religieux l'aurait décidé...), parce que ça ne va pas de soi qu'il ne faut pas le faire : pour un prêtre rompre le secret de la confession, pour un évêque, sacrer un autre sans l'accord du Vatican, et pour tous pratiquer ou inciter pour faire pratiquer un avortement. Ces choses-là sont censées être enseignées au catéchisme, afin de mettre en garde les chrétiens qui n'en auraient pas compris l'interdit. Alors que l'interdit du meurtre (ou du viol), a priori, on n'a pas besoin d'aller au caté pour savoir que c'est pas des choses à faire et qu'on risque gros. D'ailleurs, c'est quand même dans les 10 commandements non ?
Répondre
C
Ca n'est pas mon blog, donc j'aurais préféré répondre directement à Bénédicte, mais je n'ai pas accès à son adresse mel. Donc je réponds ici directement. Oui la maman a été manipulée : rester 3 jours dans un hôpital, empêchée de communiquer avec le père naturel de la fillette (qui avait aussi son mot à dire), ses seuls interlocuteurs étaient les services sociaux qui dès le départ voulaient cet avortement alors que le premier hôpital avait jugé qu'il était possible d'attendre pour prendre une décision plus sereine. Finalement, on arrache une emprunte digitale, l'avortement a lieu et après la mère le regrette... Je ne crois pas qu'elle ait été complètement éclairée sur ce qui se passait. Certes, je ne suis pas médecin, mais je me suis informée auprès de plusieurs et j'ai pu obtenir cet avis sur la césarienne. Il est vrai que mes amis médecins sont tous des fachos, cathos, intégristes (LOL) : mais en tout cas, ils sont surtout reconnus pour avoir soutenu leur thèse, et je crois que leur avis est tout aussi valable que le vôtre. Je maintiens qu'un accouchement par césarienne aurait été moins traumatisant qu'un avortement. Peut-être pas dans l'immédiat, mais certainement dans le temps. En tout état de cause, le problème ne vient pas pour moi de la grossesse en elle-même, mais de son origine. Cette fillette a subit un traumatisme énorme du fait des droits que son beau-père s'était donné sur elle et sa soeur. Sa vie est déjà largement salie par cette épreuve qui est la source de toutes les autres. Mais au point où elle en était, je trouve qu'il aurait été juste de lui épargner l'épreuve de l'avortement qui elle aussi la marquera à vie.<br /> Sur ce qu'a dit l'évêque du lieu : Il n'a pas prononcé d'excommunication puisque comme il l'a lui-même rappelé, il n'en a pas le pouvoir !!! Il a rappelé avant que l'avortement n'ait lieu que dans le droit de l'Eglise, toute personne qui pratique cet acte est automatiquement excommuniée. Il voulait par là que les médecins prennent toute la mesure des conséquences de leur choix. Ca n'est pas sa décision, c'est un fait qui s'applique à tous. Ensuite d'autres évêques ont pris la parole pour dire qu'ils auraient préférés que cela ne soit pas rendu public, mais aucun n'a pu annuler ce qui a été fait puisqu'aucun n'en a le pouvoir. Donc on en revient à ce que j'écrivais : la mère et la fillette ne sont pas excommuniées, les personnes qui ont pratiqué l'avortement et celles qui l'ont encouragé le sont. Je ne crois pas être malhonnête en disant cela...<br /> Pour les deux enfants, nul n'a à juger de la valeur de leur vie. Beaucoup d'enfants adoptés ont des départ effrayants dans la vie, et heureusement, c'est à la fin qu'on peut en faire un bilan parce que sinon, ils n'auraient plus qu'à y mettre un terme rapidement. Mon fils aîné en est l'exemple et aujourd'hui, il me semble que sa vie a un prix immense et qu'elle vaut largement d'être vécue. Sa mère naturelle HIV+ aurait-elle du avorter ?<br /> Pour les "deux versions" de ce qu'à dit le Pape, pour moi il n'y en a qu'une car le sens de ce qu'il a voulu faire passer reste le même et je suis solidaire des deux versions. J'ajoute qu'aujourd'hui alors que le débat sort de l'actualité, des grands journaux tel le Monde donnent la parole à des experts, médecins, et autres rapports de l'OMS qui viennent tous confirmer ce que le Pape a dit : le préservatif ne suffit pas pour enrayer le sida. Puisque pour différer une grossesse sa fiabilité est de 85%, il n'y a pas de raison de penser que pour protéger du sida elle est d'autant voire moins. Donc au minimum 15% de personnes seront encore infectées, et continueront à contaminer leurs partenaires. Doit-on rappeler que l'Afrique n'est pas équipée comme chez nous pour tout ce qui concerne l'accès aux soins et que là-bas, on peut utiliser plusieurs fois une seringue dans certains dispensaires. Qu'est-ce qui m'empêchera de croire que la mère de mon fils n'a pas été contaminée en faisant un simple vaccin ? La belle affaire si après elle s'est protégée avec son époux... Et la conservation des préservatifs n'est pas non plus garantie dans les pays chauds. Quelle est donc leur fiabilité s'ils sont exposées à trop de chaleur ? Il n'est pas faux de dire que la fidélité et l'abstinence si on n'a pas de relation stable empêche la contamination et sa propagation.<br /> Vous dites que chez les protestants la contraception est encouragée. Je pense que sur ce coup, c'est vous qui manquez un peu de rigueur. Je ne suis pas protestante, c'es vrai. Mais j'ai des amis qui le sont, j'ai cotoyé de très près un pasteur luthérien et j'ai participé à des formations sur la régulation naturelle des naissances qui étaient encouragées et initiées par des protestants. Ce sujet va bien au-delà des frontières du catholicisme : des écolos en ont marre des hormones de synthèses, des croyants (musulmans, juifs, chrétiens entre-autres) veulent vivre au rythme naturel du corps. Bon c'est un peu hors-sujet là, mais je réponds à ce que vous avez dit sur la contraception. Et il y a même des protestants qui encouragent contrairement à l'Eglise catholique à n'avoir aucune régulation des naissances. Chez nous il y a la notion de paternité et maternité responsable. Quant au plaisir, alors là, je crois que l'Eglise catholique est historiquement la première institution à l'avoir défendu par la bouche de Saint-Paul, que nous partageons avec nos frères protestants. Et plus proche de nous, Jean-Paul II s'en est fait le chantre dans ce que nous appelons la théologie du corps qui renverse toute hérésie bourgeoise et janséniste. Comme vous le dites aussi un couple gay ne se marie pas au temple, de même un couple gay ne se marie pas à l'Eglise, mais plusieurs ont des engagements dans des communautés, les prêtres sont de plus en plus formés pour les accompagner et toujours, on nous enseigne à ne pas juger les personnes, sans pour autant valider les actes.<br /> Votre conclusion sur le péché va à l'encontre des lettres de Saint-Paul : chaque baptisé est membre qu corps du Christ, et dès lors qu'il atteint sa personne, c'est la personne du Christ qui est blessée. Par contre, le Christ étant entièrement Pardon et Amour, tout pécheur repenti sera pardonné, (cf le Fils prodigue par exemple) et il est promis que nous ayons des surprises quand viendra l'heure de la Miséricorde.<br /> J'espère que Mme Ciboulette ne m'en voudra pas d'avoir squatté son blog comme ça, mais j'ai du mal à rester silencieuse puisque le commentaire s'adressait entièrement à ce que j'avais écrit...
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B
Surprenants, ces commentaires qui dédouanent la maman parce qu'elle aurait été "manipulée" !<br /> Où est la manipulation dans le fait de lui avoir dit que sa fille risquait la mort à poursuivre cette grossesse ?<br /> Quant à parler de "césarienne précoce" pour soi-disant préserver sa fécondité, vous êtes folle ou quoi ? Vous êtes médecin, pour affirmer qu'une césarienne précoce protège plus la vie qu'un avortement précoce ? Et le traumatisme de la grossesse elle-même, il ne compte pas ?<br /> <br /> Ensuite, vous prétendez que l'évêque n'a pas prononcé d'excommunication, alors que ça a bien été le cas, même s'il a finalement été désavoué.<br /> Un peu d'honnêteté ne nuirait pas...<br /> <br /> Quant aux 2 malheureux fruits de ces viols, quel merveilleux départ dans la vie !<br /> <br /> Protestante croyante, pratiquante, je m'intéresse énormément aux autres religions, et j'avoue être de plus en plus écoeurée par les perpétuelles mises en accusation des médias, qui d'après certains, ne devraient surtout pas relayer les erreurs et l'inhumanité de l'Eglise dans de nombreux cas.<br /> On les accuse régulièrement de déformer les propos, de citer hors contexte... <br /> <br /> Pour l'histoire du préservatif, rappelons que le Vatican a publié une version corrigée le lendemain de cette fameuse interview. Comme un commentaire l'a rappelé avant le mien je crois, ce que les journaux ont rapporté était bien les propos du pape tels qu'il les avait tenus. A lui d'assumer sa sottise et son incapacité à se tenir en dehors de l'intimité des gens.<br /> Et à ses fidèles de faire preuve d'un peu plus de rigueur intellectuelle en cessant d'accuser les médias qui ne font que leur travail.<br /> <br /> Chez nous, protestants, la contraception est encouragée, le plaisir sexuel aussi pour peu qu'il y ait une volonté de construire ensemble quelque chose. Même si un couple gay ne peut se marier au temple, le pasteur lui rappellera qu'il est aimé de Dieu, et que son couple est béni parce qu'il y a une volonté d'aimer et de construire.<br /> <br /> Quant à ceux qui ont des rapports sexuels uniquement par désir, un pasteur leur dira que ça n'a rien d'un idéal, mais sans en faire une obsession et une idée fixe. <br /> <br /> En gros, nous dissocions nettement le "péché" qui n'a de conséquence que pour nous-même et notre relation à Dieu et le péché qui met autrui en péril.<br /> <br /> Ce que j'appelle un individualisme bien compris.
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C
Heureusement qu'après avoir lu cette longue prose, fort bien écrite d'ailleurs : pas de mauvaise fois, pas de méchanceté, que de la Vérité... donc après avoir tout lu, j'ai lu aussi les commentaires. Et en fait, je n'ai plus rien à ajouter ;D)) L'excommunication a été expliquée quelques com' plus haut : elle ne concerne ni la fillette, ni sa maman, puisque la première de moins de 16 ans ne pouvait donner son libre consentement, et que la deuxième a été manipulée, isolée, elle n'a même pas pu signer l'autorisation étant analphabète mais a rempli le formulaire avec son empreinte digitale. L'évêque n'a pas prononcé d'excommunication, il a d'ailleurs expliqué par la suite qu'il n'en avait pas le pouvoir, il a juste rappelé le droit de l'Eglise. Sa manière de faire a semblée un peu raide (c'est le moins que l'on puisse dire), mais c'est une fois de plus des journaux-torchons qui ont pris soin de divulguer à leur manière des propos techniques, afin de faire perdre du crédit à l'Eglise, alors que le Brésil est en plein débat sur le sujet... Manipulation ? Cela ne fait aucun doute. De mon côté, ce qui m'a tout de suite fait du mal dans cette histoire, c'est de penser aux séquels moraux, certes, mais aussi physiques que cet avortement laissera sur la gamine. Pourra-t-elle quand elle l'aura décidé être à nouveau mère ? Des femmes plus âgées qu'elles ont perdu leur fécondité dans un avortement... alors à 9 ans, on peut craindre le pire. J'avais lu qu'il y aurait eu la possibilité de poursuivre la grossesse en pratiquant une césarienne précoce, afin de protéger au maximum la santé de la fillette. Sa maman s'était dite prête à élever ces enfants comme les siens... On sent bien que les partisans de l'avortement, les services sociaux qui se sont occupé d'elle avait envie d'aller vite.<br /> Voilà mes pensées perso. Amicalement,
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M
chapeau cibou ! j'te suis à fond les manettes !<br /> <br /> vu dans le journal vendredi : les anglais s'inquiètent parce qu'ils ont le plus fort taux de grossesses mineures d'Europe. Le Gouvernement prend les choses en main : distribution de capotes dès le collège, pilules idem, et possibilité d'avorter sans autorisation des parents dès 13 ans...<br /> <br /> J'étais scotchée ! Personne ne pense qu'à des enfants de 14 ans (c'est encore un peu des enfants non à 14 ans ?) on peut leur expliquer qu'attendre un peu c'est mieux, qu'on ne couche pas avec le premier venu, que certes ils sont turlupinés de leur corps, qu'ils savent pas très bien gérer toutes ces émotions qu'ils ressentent, toutes ces hormones qui affluent, mais que ça évolue, qu'on peut leur apprendre à gérer ça.
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