Je ne sais si ce sont les prémices de ce printemps qui semble enfin vouloir s'installer, mais en tous cas, chaque jour qui passe m'apporte à présent mon lot de franche rigolade, lesquels lots, reconstituent mon stock de gags, lesquels gags font les délices de mes billets.
En effet, depuis qu'une des relations de Copine lui a révélé qu'elle était la guest-star de mon blog et qu'autour d'elle grossissait, jour après jour, un fan club inconditionnel, Copine met un point d'honneur, chaque jour que Dieu fait, à être à la hauteur de sa réputation.
C'est à dire, que jour après jour, elle déploie tous ses talents pour me divertir, me faire pleurer de rire et surtout, pour tenir le haut de l'affiche de la blogosphère...
C'est ainsi qu'après avoir vidé sa cave des grenades, têtes d'obus et chargeur de mitrailleuse, et après avoir fréquenté journellement la déchetterie de son quartier, Copine décide de poursuivre l'opération "ménage de printemps" et d'attaquer au karcher tout ce qui peut se karchériser (tout ressemblance avec des faits ou une personne connus, serait totalement fortuite...)
Copine ne dipose pas d'un karcher personnel, mais a à son service, ce que Mère Gigogne appelle affectueusement une "bétaillère à cathos", "bétaillère à cathos" qui lui permet de transporter, outre sa propre tribu, une foule d'objets et de choses dignes d'une liste à la Prévert.
A noter également, qu'en plus d'avoir ses entrées à la déchetterie communale, Copine a depuis très longtemps ses habitudes chez l'Eléphant Bleu de son coin, à qui elle confie régulièrement le shampooingnage de sa bétaillère.
Tout ça pour vous dire que ce matin, après avoir ouvert ses volets et constater que le ciel était bleu, Copine décide de continuer ses manoeuvres printannières. Partant du principe simple que si le karcher d'Eléphant Bleu peut venir à bout du nettoyage de sa bétaillère, celui-ci pourra, sans aucun problème, redonner éclat et jeunesse à.... une mobylette, quelques vélos et.... un salon de jardin.
Forte de ce raisonnement imparable, Copine, sitôt son ricoré avalé, s'apprête à effectuer sa première noria. Je me permets de signaler également que la maison de Copine se situe dans l'une des rues les plus fréquentées de notre ville et que sa porte cochère donne sur un feu tricolore.
Une fois son coffre chargé, Copine démarre en trombe, traverse la ville, arrive chez Eléphant Bleu, gare sa voiture prés du box à lavage, ouvre son coffre, en descend une première fois, une mobylette, une seconde fois, les vélos, actionne le karcher qui n'a plus de secret pour elle, recharge une première fois, la mobylette, une seconde fois, les vélos, referme son coffre, redémarre, retraverse la ville, vient se garer sur le bâteau devant sa porte cochère, descend de sa voiture, ouvre son coffre, et en décharge, une première fois, une mobylette, une seconde fois des vélos.... le tout quelque peu humide, sous les yeux stupéfaits, des automobilistes hilares arrêtés au feu tricolore !!!
Arrive la 3e et dernière noria : le salon de jardin.
Aussitôt chargé, aussitôt transporté, aussitôt déchargé. Cependant, si le lavage au karcher d'une mobylette et de quelques vélos est assez courrant, il n'en est pas de même pour un... salon de jardin.
Pendant que Copine est occupée à décharger table et chaises, arrive à l'Eléphant Bleu, une compagnie de bikers souhaitant doucher leurs engins. Copine occupant un box, les bikers se répartissent les boxs disponibles... Pendant que deux sont à la manoeuvre, le reste de la bande observe sidéré, Copine en pleine action.
De crainte de voir s'envoler aux quatre coins de l'Eléphant Bleu, chaises et table, au premier coup de karcher, Copine décide de bloquer le tout contre sa bétaillère, laquelle bétaillère, profitera au passage du shampooignage et du rincage... du salon de jardin.
Le public : bikers et personnel de l'Eléphant bleu au complet, retient son souffle et frétille d'impatience. Nullement intimidée, Copine dégaine et actionne le karcher avec la dextérité d'un cow-boy tirant plus vite que son ombre. Un quart d'heure après, l'affaire est entendue : le salon de jardin est nickel chrome et le public stupéfait par tant d'efficacité. A un tel point que les bikers enthousiastes aident au chargement du salon de jardin... humide, dans le coffre de la voiture familiale, à présent transformé en patoigeoire.
Copine redémarre sous les applaudissements de la foule en délire, arrive chez elle, redécharge le salon de jardin humide sur son trottoir, et ce, toujours sous les yeux d'autres automobilistes bidonnés.
A midi, Copine savoure avec fierté le fruit de son labeur et contemple avec plaisir : la mobylette, les vélos.... et le salon de jardin rendus à leur jeunesse grâce à l'Eléphant Bleu.
Copine me téléphone pour me faire part de sa joie. Vous dire que je suis étonnée, serait vous mentir. C'est pas compliqué, elle me dirait qu'elle a décidé de passer le permis fusée, je trouverais ça normal et je crois même que je penserais que c'est une bonne idée ;)