Non, non, mon prénom c'est pas Ciboulette, je précise, vu que ça m'a été demandé en privé
... Depuis 52 ans, je réponds au prénom de Monique fêtée tous les 27 août... Me semble qu'un temps, elle se fêtait au mois de mai...
Un peu de spiritualité ne peut pas nuir, aussi causons un peu de la vie de ma Sainte et Vénérée Patronne....
Sainte Monique est née en l'an 332 à Tagaste en Afrique du Nord, pas très loin de ma Tunisie natale... Elevée dans une famille chrétienne, elle eut une enfance très pieuse sous la surveillance d'une servante vieille et dévouée.
Ses parents, complètement frappés, la donnèrent en mariage à Patricius.... Un sale type, deux fois plus âgé qu'elle, violent, buveur, coureur de jupons, païen et doté d'une mère imbuvable...
La pauvre Monique pleura beaucoup, mais comme elle était bonne fille, n'en voulut jamais au Bon Dieu qui lui imposait une pareille épreuve... A force de larmes et de prières, Sainte Monique finit par se débarrasser de sa belle-doche... par convertir son mari, qui pour la remercier, eut la délicatesse de la rendre veuve
!
.... ça, c'était fait !!!
Mais c'est bien connu, tel père, tel fils. Dans sa couvée (elle avait eu trois mômes), Augustin, son fils adoré lui donnait mille soucis, et filait, comme qui dirait du mauvais coton.... Ce fieffé voyou, au grand damne de sa sainte mère, menait une vie de patachon... Il poussa l'audace à concubiner et à faire un enfant loin de liens sacrés du mariage...
!
Sainte Monique n'en dormait plus, et ne savait plus à quel saint se vouer... Un évèque de ses amis, la consola en lui disant que le Bon Dieu la laisserait pas dans la panade, et qu'Il finirait bien par arranger tout ça... Mais le Bon Dieu, à cette époque, était overbooké, et mit .... 20 ans à répondre à ses prières...
... Pendant ce temps, Augustin trouvait que sa daronne l'em... grave. Avec sa pétasse et son gniar, il mit les voiles pour Rome où il pensait pouvoir tafer et nourrir la smala... C'était déjà la crise, et le Pôle Emploi romain l'envoya enseigner à Milan..... ça tombait bien, à Milan, l'attendait St Ambroise qui lui fit les gros yeux... Embêté, Augustin vira sa concubine et son mouflet.... pour prendre une autre femme 
J'vous raconte pas l'état de Sainte Monique, au bord de la crise de nerfs, mais qui saintement redoubla de larmes et de prières... Le Bon Dieu qu'était un peu plus dispo, trouva aussi que la coupe était pleine et qu'Augustin commençait à lui chauffer les oreilles... Un jour qu'il se promenait dans un jardin, tout en devisant sur la faiblesse de la chair avec des étudiants, le Bon Dieu pressé lui envoyé la Grâce 
Prestissimo, Augustin courut demander le baptême à Saint Ambroise
. Sitôt fait, il repart en Afrique y prêcher la bonne parole. Il bosse comme un fou et devient évêque d'Hyppone en 395.
Il meurt saintement le 28 août 430 à l'âge de 76 ans.
Sa chère maman, soulagée de la conversion de son fils adoré, rendit son âme à Dieu en 388, à l'âge de 56 ans... Saint Augustin eût beaucoup de chagrin et la pleura beaucoup...
.... Depuis 1430, Ils reposent tous les deux en l'église St Augustin... Et ça me plaît qu'à moitié... Ben, quand même, avec tout le mal qu'Elle s'était donnée, zauraient pu la lui dédier à ELLE, cette église... Ben, voui quoi, si ELLE avait pas été là, Sainte Monique, pas sûre qu'Augustin ça nous en aurait fait un saint
... Bon, ok, à Sainte Monique, le Bon Dieu lui a donné la dure mission de patronner les mères qui galèrent, j'suis même pas sûre que ça lui fasse plaisir : pensez, non seulement elle s'est coltinée son môme caractériel, faut aussi qu'elle supporte ceusses qui sont pas à elle...
Comme d'hab, je dis ça.... Je dis rien.... 
Sainte Monique et Saint Augustin,

Prière de Saint Augustin
pour le repos de l'âme de sa mère, Sainte Monique
" O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m'avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle.
O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j'aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.
Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d'intercéder pour nous.
Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu'elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l'avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu'elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s'est passé depuis son baptême jusqu'à sa mort. Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l'emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.
Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d'elle à l'autel du Seigneur.
N'oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d'une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l'arracher à la protection de son Dieu ! Que l'ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle. Amen"
C'était bien temps d'y penser, avec toutes les misères qu'il lui avait faites