L'an dernier, pratiquement à la même époque pour qui s'en souvient, je suivais consciencieusement les JO de Pékin. Afin de compléter ma série sportive, j' me suis dit qu'une étape du Tour de France manquait à ma revue.... ça tombe bien, j'ai une palanquée de repassage et rien de tel que la contemplation télévisuelle de mollets musclés et épilés pour motiver une ménagère
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C'est donc par 35° à l'extérieur et 23° à l'intérieur (merci Madame Laclim
), que je m'attelle à la besogne
, bien décidée à aller jusqu'au bout de ma mission, et ce, pour le salut de ma petite famille réduite à mendier un T-shirt et celui de mon blog adoré ![]()
... L'étape du jour relie Martigny à Bourg-Saint-Maurice, avec un crochet par l'Italie et la montée des petit et grand cols, dédiés au dévoué Saint Bernard... Rien que de visionner le parcours et les vues d'hélico de la route qui les conduit d'un point à l'autre, me file le tournis
. Déjà à pratiquer en voiture c'est de la folie, alors en vélo, ça tient du numéro de haute voltige sans filet : des routes en épingles à cheveux, des montées à je-sais-plus-combien-de-pourcentage, et des descentes vertigineuses où vous attend la mort ou la paraplégie à chaque virage
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Dopés ou pas, faut en convenir : "faut en avoir" pour se risquer à de pareilles extravagances vélocipédiques. Et on comprend tout de suite pourquoi leur faut un p'tit remontant AVANT pour bien descendre APRES
... Sans, c'est pas possible.
Si encore, les organisateurs se contentaient de faire monter, descendre, rouler et sprinter ces malheureux d'un point à un autre, passe encore... Mais pour pimenter leur parcours, ils convoquent tous les jours sur le bord des routes, des tas de débiles profonds sensés animés les trajets, et accessoirement encouragés ces forçats du vélo. ![]()
D'après ce que je me suis laissée dire, cette espèce prolifère tous les ans à la même époque et pour la même période, transhume de préférence en camping-cars et s'agglutine en général, par grappes accrochées à flanc de montagne, et se motive avec force spiritueux avant de donner la pleine mesure de son talent... Le résultat est édifiant et stupéfiant
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Chauffés par la caravane publicitaire qui leur balance à la tronche moult objets kitchissimesà souhait, renseignés sur le déroulement de la course, par les commentaires ô combien pertinents des journalistes dits "sportifs" entendus aux télévisions dûment satéllisées aux campings-cars, la foule est en délire au passage du peloton... Surtout, surtout, si quelques inconscients aux noms imprononçables s'en sont échappés, et ce, à la grande fureur de la meute lancée à leur poursuite
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"Échappés" ne veut pas dire "arrivés", loin s'en faut, car il ne leur suffit pas de pédaler plus vite que les autres pour arriver à leurs fins... Leur faut aussi éviter les hordes de sauvages dits aussi "supporters" lâchés à leurs trousses, lesquels les "encouragent" par de grandes claques dans le dos, leur courent après dans des tenues plus extravagantes les unes que les autres : ainsi un diable espagnol dodu et un ange italien anorexique en collants moule-choses, les arrosent d'eau glacée pour les "revigorer", agitent devant eux tout ce qui peut l'être... du drapeau au parapluie, en passant par des pancartes "coucou maman chuis là" ou "vazy machin t'es le meilleur"... sans oublier bien sûr les fous qui les poursuivent en brandissant.... une paire de skis
... si, si des skis, M. Ciboulette a ben vu comme moi : c'était ben des skis... ![]()
Une fois passés ces obstacles, leur faut aussi slalomer entre les motos et leur chargement de journalistes hystériques, ou de caméramens équilibristes prêts à toutes les acrobaties pour avoir "le bon plan"... et les voitures dites "suiveuses" conduites par des fous dits aussi "directeurs sportifs" lesquels hurlent aux oreilles des malheureux équipés d'oreillettes, l'ordre "de pas mollir sur la pédale" parce que derrière "ça revient" ![]()
Hier, à ce petit jeu là, c'est l' espagnol Astorloza qu'a gagné... et l'allemand Jens Voigt qui s'est rompu les os dans la descente
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Résumé en images :