Résumé de la journée. Ya pas eu de miracle pour Laurinette, mais bon, sans entraînement ou tellement peu, que participer à pratiquement toutes les finales où elle était alignée, c'était presque miraculeux ! Allez bon, on oublie ces jeux-là Laurinette, tout le monde a le droit d'être fatigué, tout le monde a le droit de se tromper. Rendez-vous dans 4 ans... Heu, Laurinette, faut pas que tu traînes là, ya Philippe qu'a déjà téléphone deux fois pour savoir où t'étais, si j'étais toi, je traînerai pas : Londres c'est dans 4 ans ;)
Canoë-Kayak : à mon avis, zavaient décidé de tous les noyer ce jour-là ! le bouillon chinois était au menu, et les "dessalages" se sont succéder à un rythme d'enfer. A croire, qu'ils avaient ouvert les robinets pour accélérer la chose. La plupart des équipages avaient décidé de descendre la tête en bas, histoire de voir les choses et le bassin sous un autre angle.... Et notre petite Emilie a qui l'on promettait le grand jour du beau soir, ben elle a confondu vitesse et précipitation, a pris une porte à l'envers et pour être dans le ton, a descendu la tête en bas aussi, et comme dit le proverbe chinois "qui descend la tête en bas, l'a dans le baba !" :(
Après la rivière infernale, j'ai filé voir notre hercule du jour : Teddy Riner, un beau bébé de 125 kg pour près de 2 m, ultime espoir du judo français. C'est là, où j'ai commencé à faiblir et à m'assoupir sur mon canapé... quand dans mon demi-sommeil, j'ai entendu : "te laisse pas prendre par derrière" (?) "pas à 4 pattes, pas à 4 pattes !" (??) "prends-le par en-dessous" (???).... quek cek ça ? un film X à c't'heure ??? Aux hurlements des commentateurs déchaînés et hystériques, j'ai compris qu'il se passait quekchose : le grand Teddy avait enlacé le japonais Satoshi Ishii et l'embarquait dans un tango collé-serré, et que je te prends par le cou, et que je te roule sur le tatamis, et que je te secoue, et que je te retourne, et que je te couche, et que je me couche sur toi, et que je te serre dans mes bras pour te montrer comme je t'aime et que..... je gagne la médaille de bronze et que je dis les yeux dans les yeux : "j'vous jure, j'ai posé mes c******* sur le tatamis...". On était pas loin du X ;)
Après le judo, je me suis concentrée sur les courses de vitesse sur piste dite "de poursuite" où selon les spécialistes, on avait nos chances. C'est un sport de fous. Imaginez des types aux cuisses comme des jambons de Bayonne et aux gambettes épilées et luisantes, juchés sur des vélos réduits à leur plus simple expression : un cadre, une selle, des pédales.... mais pas de frein, ou alors à peine, qui pédalent comme des dératés, espérant ratrapper les 3 zozos qui pédalent, eux, à l'opposé, qui eux aussi, nourrissent les mêmes espoirs. A ce jeu là, les anglais ont été les plus forts et notre glorieux trio où figurait le bien nommé Arnaud Tournant (ça s'invente pas) décrocha la seconde place et l'argent qui va avec.
Finissons par l'or. Nos mousquetaires, à la fin de l'envoi ont bien touché et hop ! par ici le titre olympique... Mais zétaient pas contents du tout nos escrimeurs. En effet, si les italiens et les polonais avaient leur équipe au complet sur le podium, il n'en était pas de même pour les français : zétaient que 3 ! J'ai pas tout compris, il paraît qu'il a pas pu "tirer" parce que je sais pas quoi... Mais 4 c'est 4, au moment où les hymnes s'achevaient, notre "exclu" a forcé les barrages (court toujours si tu peux...) et a rejoint ses camarades pour la photo finale, solidement maintenu et encadré par les 11 autres escrimeurs (polonais et italiens compris...) bien décidés à ne pas s'en laisser compter et à figurer TOUS sur la photo de la postérité ;)
Je vous passe sur le match marathon du double français en tennis : 19/17 dans le dernier set.... Mais zont perdu et nos frenchies ne joueront que pour la médaille de bronze.
En aviron, ça se passe bien. En athlétisme, on peut pas se plaindre.
Demain sera un autre jour. Sur ce, je regagne mon lit. Réveil : 3 h 45. Plus qu'une semaine, faut que je tienne, faut que je tienne...