Il y a deux ans bientôt, Nico Ier nous promettait la main sur le coeur, les beaux jours des grands soirs et des lendemains qui chantent... Son credo pendant sa campagne en émut plus d'un : "travailler plus pour gagner plus !"... Credo assorti de promesses électorales hypercaloriques dispensées lors de meetings XXL sonores et kitchouilles, d'où les partisans sortaient, soulés de mots sirupeux et gavés comme des canards du Sud-Ouest... Si l'on ajoute à ça, le soutien sans faille d'intellectuels émerites.... Doc Gyneco, Clavier, Halliday... Il était difficile de ne pas résister aux sirènes électorales.... C'est comme ça, qu'un matin du joli mois de mai 2007, Nico Ier arriva à l'Elysée à grandes enjambées, entourée de "l'amour de sa vie" Cécilia et du reste de leur tribu.... Moins de 6 mois après, au nom de la "rupture", Nico Ier divorçait... enfin, c'est plutôt Cécilia qui divorca... et épousait, là, c'était sûr, "la femme de sa vie"... ce qui ne l'engage à rien, étant donné qu'il en a plusieurs... de vies, tout ça, c'est juste une question de synchronisation...
Après un divorce-remariage aussi express et si rondement menés, les français, confiants, se dirent qu'ils étaient entre de bonnes mains et qu'on allait voir ce qu'on allait voir.. ça n'a pas tardé, et ce, au-delà de toutes les espérances ;)
A peine être sorti de campagne... Nico Ier partit la battre... la campagne ;) Du nord au sud, d'est en ouest, Nico Ier ne ménagea pas ses efforts pour remonter le moral des pêcheurs bretons des sidérurgistes lorrains des ouvriers de France et des employés de Navarre... A grands coups de claques dans le dos et de blagues à deux balles, Nico Ier les assura de son soutien et surtout leur chanta sur tous les tons et sur toute la gamme : "Travaillez plus pour gagner plus !"
... C'était sans compter sans la crise :(
Depuis, les bourses ont plongé dans les abysses, les actionnaires reprennent leurs billes pour s'en aller jouer ailleurs, les agences immobilières sont en berne, le travail intérimaire prend l'eau, les autos restent sur les parkings des concessionnaires, et les patrons, au mieux, demandent à leurs employés de "liquider" leurs RTT , au pire, les mettent au chômage technique pour plusieurs semaines... Exit le credo de Nico "travaillez plus pour gagner plus", à ce jour, on travaille de moins en moins pour gagner de moins en moins...
En théatre, on appelle ça un bide... ça serait pas si grave, si yavait seulement les acteurs qui trinquaient... mais dans le cas présent, ya aussi et surtout les spectateurs... Ah, et puis, faudrait dire à ceusses d'en haut, qu'avant d'envisager de faire bosser les gens jusqu'à 70 ans, faudrait déjà éviter de les licencier à 50 et leur permettre de taffer jusqu'à 60...
Enfin, comme dirait une amie, chère à mon coeur, je dis ça, je dis rien ;)